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Pourquoi les automobilistes belges se plaignent-ils des phares LED ?

Les phares LED sont devenus la norme sur la majorité des voitures modernes. Pourtant, une enquête récente révèle que de nombreux conducteurs belges se disent gênés par cet éclairage lorsqu’ils croisent d’autres véhicules. Une situation paradoxale, car cette technologie était justement censée améliorer la sécurité routière.

Une majorité d’automobilistes gênée par les LED

Une enquête menée par l’Association des Journalistes Belges de l’Automobile révèle que plus d’un conducteur sur deux se dit gêné par les phares LED des véhicules venant en sens inverse.

Dans le détail :

  • 56,3 % des répondants déclarent être gênés par les LED

  • 20,3 % se disent peu dérangés

  • 15,6 % ne ressentent aucune gêne

Plus de 57 % des participants souhaiteraient également que les véhicules utilisent des phares moins éblouissants.

Ce résultat peut sembler surprenant, car les LED sont aujourd’hui présentes sur la plupart des modèles récents et sont réputées améliorer la sécurité en offrant une meilleure visibilité de nuit.

Un paradoxe : on aime ses propres phares LED

L’enquête révèle aussi une contradiction intéressante.
Les conducteurs équipés de phares LED apprécient généralement leur propre éclairage.

  • 60,9 % des automobilistes équipés en LED en sont satisfaits

  • 17,2 % jugent la différence neutre

  • 9,4 % ont un avis négatif

En réalité, ce phénomène est assez logique : les LED offrent une lumière plus blanche et une portée plus longue, ce qui améliore la vision du conducteur. Mais ces mêmes caractéristiques peuvent être ressenties comme agressives par les conducteurs qui arrivent en face.

Les différences techniques expliquent aussi cette sensation. Les phares LED produisent une lumière froide entre 6.000 et 8.000 Kelvin, alors que les ampoules halogènes traditionnelles tournent autour de 3.000 Kelvin avec une lumière plus chaude et moins intense.

L’âge et le réglage des phares jouent un rôle important

L’étude doit toutefois être interprétée avec prudence. L’échantillon interrogé est majoritairement composé de conducteurs âgés : plus de 85 % des participants ont plus de 55 ans.

Or, avec l’âge :

  • la pupille laisse passer moins de lumière

  • le cristallin diffuse davantage la lumière

  • la sensibilité à l’éblouissement augmente

Une lumière blanche intense peut donc être beaucoup plus gênante pour un conducteur de 70 ans que pour un automobiliste plus jeune.

Il ne faut pas non plus oublier un facteur important : le mauvais réglage des phares. Chaque année en Belgique, près de 400.000 véhicules sont recalés au contrôle technique pour un problème d’orientation des phares, ce qui peut fortement accentuer l’éblouissement.

Conseil auto-école : ce qu’il faut retenir

Les phares LED améliorent clairement la visibilité du conducteur, mais ils peuvent gêner les autres usagers si le faisceau est mal réglé.

Quelques réflexes simples :

  • vérifier régulièrement le réglage des phares

  • éviter d’utiliser les feux de route lorsqu’un véhicule arrive en face

  • adapter sa vitesse si la visibilité est réduite par l’éblouissement

Une conduite attentive et un éclairage bien réglé restent essentiels pour garantir la sécurité de tous sur la route.