En 2025, plus de 100.000 jeunes âgés de 18 à 25 ans ont obtenu leur permis B en Belgique. Une hausse d’environ 5 % par rapport à 2024. Après plusieurs années de recul, la tendance s’inverse nettement. Faut-il y voir un retour en grâce de la voiture chez les nouvelles générations ?
Selon les données du SPF Mobilité, plus de 100.000 jeunes de 18 à 25 ans ont décroché leur permis B en 2025.
Cela représente :
📈 +5 % par rapport à 2024
Un niveau supérieur à l’avant-Covid
Une hausse qui dépasse la simple logique de rattrapage
En 2020, la crise sanitaire avait suspendu les examens.
En 2021, un pic exceptionnel (plus de 104.000 permis délivrés) s’expliquait par l’effet “retard accumulé”.
Mais en 2025, nous ne sommes plus dans une dynamique de rattrapage.
Il s’agit d’une vraie reprise structurelle.
Au total, 122.504 permis B ont été délivrés toutes tranches d’âge confondues, soit près de 4 % de plus qu’en 2024.
Même les 18-20 ans sont plus nombreux à passer l’examen, ce qui contredit l’idée que les jeunes repoussent systématiquement le permis.
Depuis plusieurs années, on parlait d’un désintérêt des jeunes pour l’automobile, surtout en milieu urbain.
La voiture ne représente plus :
Un symbole d’indépendance
Un passage obligé vers l’âge adulte
Un objet statutaire
Pourtant, le permis reste perçu comme :
✔️ Un atout sur le marché de l’emploi
✔️ Une compétence utile
✔️ Une sécurité en cas d’opportunité professionnelle
En dehors des grandes villes, les transports en commun restent parfois insuffisants, notamment vers :
Les zonings industriels
Les zones rurales
Les horaires décalés
Pour beaucoup de jeunes, obtenir le permis B est donc une démarche pragmatique, pas passionnelle.
Le regain d’intérêt montre que le permis de conduire conserve une valeur forte en Belgique.
Dans une auto-école, cela signifie :
Une demande stable, voire croissante
Un intérêt renouvelé chez les jeunes
Une vision plus utilitaire que symbolique
Les nouvelles générations intègrent désormais la conduite comme :
👉 Une compétence professionnelle
👉 Un levier d’autonomie
👉 Un outil de mobilité complémentaire
Il ne s’agit pas forcément d’un “retour au tout voiture”, mais d’un ajustement réaliste face aux contraintes du marché du travail et de l’aménagement du territoire.
La voiture n’est plus un rêve pour les jeunes.
Mais le permis reste une nécessité.
Le message est clair :
Ce n’est pas un retour sentimental à l’automobile, mais une décision rationnelle.
Et dans ce contexte, la formation de qualité en auto-école reste plus essentielle que jamais.