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Hausse des amendes routières : ce qui attend les automobilistes belges en 2026

Une explosion des sanctions dans un contexte de tolérance zéro

Jamais l’État belge n’a récolté autant d’argent via les amendes routières… et pourtant, cela ne semble pas suffire. Après avoir dépassé les 577 millions d’euros de recettes en 2024, le gouvernement fédéral s’apprête à durcir encore le ton.
Sous l’impulsion d’Annelies Verlinden (CD&V), ministre de la Justice, toutes les perceptions immédiates — les amendes sans passage devant un juge — augmenteront de 10 %.
Parallèlement, les amendes pénales prononcées par les tribunaux grimperont de 25 %.

Cette annonce intervient dans un climat déjà marqué par une tolérance zéro : multiplication des radars fixes et tronçons, caméras ANPR en ville, requalification des infractions (comme l’usage du téléphone au volant), contrôle systématique de la vitesse… Et de nouvelles mesures sont encore annoncées : permis à points, caméras ANPR pour d’autres infractions, etc.

De 1er à 3e degré : combien coûteront les nouvelles infractions ?

Les hausses toucheront toutes les catégories d’infractions routières, probablement dès 2026, après consultation des régions.
Voici les principaux changements attendus :

  • 1er degré : de 58 € → 63,8 €

  • 2e degré : de 116 € → 127,6 €

  • 3e degré (ex : téléphone au volant) : de 174 € → 191,4 €

Les frais administratifs de 10,42 € qui accompagnent chaque perception immédiate seront eux aussi indexés. Concrètement :

  • Flasher un conducteur à 45 km/h dans une zone 30 coûtera environ 118,8 €, hors redevances.

  • Une alcoolémie de 0,30 mg/l : environ 196,9 €.

Les infractions du 4e degré, considérées comme trop dangereuses, ne passent jamais par des perceptions immédiates. Elles mènent directement au tribunal, avec des montants oscillant entre 320 et 4.000 €, sans précision à ce stade sur une éventuelle augmentation.

En revanche, les amendes pénales augmenteront bel et bien, avec le passage des décimes additionnels de 8 à 10 — soit une hausse mécanique de 25 %.

Plus d’argent dans les caisses, mais quelle utilité réelle ?

L’objectif est assumé : dégager 50 millions d’euros supplémentaires par an, grâce à la hausse des amendes et à une amélioration administrative. Dans les faits, ce chiffre pourrait largement grimper et pousser la Belgique au-delà de 620 millions d’euros de recettes annuelles d’ici 2027.

Si les automobilistes estiment être pris pour une source de financement permanente, ils ne sont pas seuls :

  • Pays-Bas : 430 € pour téléphone au volant

  • Norvège : montant proportionnel aux revenus

  • Espagne : 200 à 250 €

  • Italie : jusqu’à 360 €

À l’inverse, certains grands pays sont plus “soft” :

  • France : 135 €

  • Allemagne : 60 €

Mais la critique principale revient souvent :
👉 ce ne sont pas les montants qui dissuadent les conducteurs, mais les contrôles.

En d’autres termes, cette réforme semble viser avant tout la consolidation des finances publiques, bien plus qu’une réelle amélioration de la sécurité routière.