Une récente enquête menée par Auto5 révèle une tendance préoccupante : près d’un jeune conducteur belge sur deux reporte désormais l’entretien de sa voiture. Dans un contexte où le coût de la vie grimpe plus vite que les salaires, beaucoup préfèrent retarder certaines dépenses pourtant essentielles à la sécurité.
Si l’inflation a ralenti depuis les crises successives (Covid et flambée énergétique), le prix des services automobiles reste nettement plus élevé qu’auparavant, obligeant une partie des automobilistes, surtout les moins de 34 ans, à ajuster leurs habitudes.
Selon l’étude, trois conducteurs sur quatre sont pleinement conscients de l’augmentation des prix liés à l’entretien, mais ce sont surtout les jeunes adultes qui adoptent des stratégies alternatives pour limiter leurs dépenses.
Plus de la moitié des moins de 34 ans comparent activement les prix, cherchent des promotions et se tournent plus facilement vers des garages multimarques, réputés pour leurs tarifs plus légers. À titre d’exemple, Auto5 vise des prix environ 25 % inférieurs à ceux des concessions officielles.
Si les pièces utilisées ne portent pas le logo constructeur, elles sont pourtant issues d’équipementiers identiques, garantissant une qualité semblable. Mais attention : sur internet, les pièces meilleur marché peuvent cacher de mauvaises surprises et annuler les garanties en cas d’erreur.
Le point le plus inquiétant de l’enquête concerne le report volontaire des entretiens.
Près d’un jeune sur deux diffère une révision indispensable, et certains sautent même un entretien majeur. Or, ces rendez-vous permettent de vérifier ou remplacer des éléments critiques :
freins
suspension
direction
pneumatiques
éclairage
aides à la conduite
Repousser ces opérations peut fragiliser la sécurité du conducteur et des autres usagers.
De plus, ce faux gain financier finit par coûter cher : pannes imprévues, consommation accrue, émissions supplémentaires, factures plus lourdes, sans compter une valeur de revente impactée ou un échec au contrôle technique.
Même si beaucoup reconnaissent l’importance d’un entretien régulier, les moins de 34 ans restent moins sensibilisés aux risques liés à un suivi insuffisant. Une situation qui appelle clairement à une meilleure information et à davantage de prévention.